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Le rôle du théâtre selon Diderot
Diderot(2)
est le créateur du drame bourgeois. Avec Le Fils naturel
(1751) et Le Père de famille (1758), il entend réformer
le théâtre et les conditions de la représentation
théâtrale. Estimant impossible de perpétuer le théâtre
classique du XVIIème siècle, il crée des
personnages dont les "conditions" et les situations sont de
son époque. Il est à la recherche d'une réalisation
d'un "modèle idéal" visant "à rendre
la vertu aimable et le vice odieux" et à réformer la
société Son théâtre est peu joué, en
revanche, ses oeuvres romanesques ou philosophiques ont été
portés à la scène.
Dans ses oeuvres théoriques, surtout dans les
Entretiens, et La Poésie dramatique, cet admirateur de Shakespeare
et de Molière, et de l'énergie et de la simplicité
du théâtre grec, préconise le retour au naturel. Diderot
prône un jeu maîtrisé, reposant sur le jugement
et non la sensibilité (Le Paradoxe sur le comédien, 1830),
s'exprimant par des gestes, des pantomimes, une présence corporelle
qui contribue à faire sens.
La comédie de moeurs
(À développer en un ou deux paragraphes
avec référence à Marivaux Beaumarchais et Goldoni)
Le drame Romantique(3)
(À développer
en un ou deux paragraphes avec référence à Hugo et
Musset)
Le Réalisme: 1820-1870
Caractérisé par le recours à des
techniques aptes à rendre compte objectivement de la réalité
psychologique et sociale de l'homme, c'est un courant esthétique
dont l'émergence est historiquement située entre 1820 et
1880, en liaison avec la prise de pouvoir de la Bourgeoisie, dont il exalte
(ou conteste) les valeurs.
Dès la disparition du genre tragique, (lié
au monde aristocratique) qui anime encor le drame romantique (qui
combine ses valeurs avec celles plus réalistes déjà
du grotesque, et qui prétend incarner la réalité
psychologique d'une époque dont il dénonce la veulerie sociale),deux
nouvelles orientations se présentent :
Le vaudeville(4)
léger de l'époque romantique persiste et trouve une
jeunesse et une tonalité nouvelles dans les comédies d'Eugène
Labiche(5).
La comédie sérieuse fondée
sur l'observation et surtout animée d'une volonté morale.
(Dumas fils(6),
Augier (7)...
).
L'influence de ces écrivains persistera bien au-delà
du moment où les tentatives du naturalisme, puis du symbolisme
viendront bouleverser le paysage littéraire, parce que leur succès
s'est d'autant mieux affirmé que de nombreux théâtres
privés se sont créés sur les "Boulevards",
financés par les mécènes bourgeois qui veulent
des lieux propres à véhiculer leur idéologie tout
en faisant étalage de leur fortune et du nouveau pouvoir qu'elle
leur donne.
Très vite ces théâtres ne sont plus
que des lieux sociaux, où l'on profite de l'architecture en "puits"
des théâtres à l'italienne pour se "montrer".
On arrive en retard, on ne vient que pour le morceau de bravoure, ou pour
y rencontrer un amant, une maîtresse, ou une relation d'affaires,
et on part avant la fin, escorté éventuellement d'une figurante
en quête de "lancement" (cf Nana).
Ce climat délétère gagne jusqu'aux
institutions comme la Comédie française, où
l'on joue cent spectacles différents par an, sans véritables
répétitions, avec un jeu cliché, uniquement destiné
à mettre en valeur les artistes reconnus. Les autres vivent parfois
à la limite de la prostitution.
Le Naturalisme
Les écrivains
naturalistes (Emile Zola(8),
Maupassant(9)
...) contestent l'idéal "réaliste" bourgeois en
montrant le degré de misère du peuple, lié aux conditions
sociales comme au poids des instincts et de la génétique
dans la destinée humaine et tentent de porter sur le théâtre
ce qui a fait le succès de leurs oeuvres littéraires. Mais
les conditions du spectacle théâtral institutionnel ne permettent
pas à de telles oeuvres de passer : le public aurait besoin de
voir le spectacle avec concentration pour l'apprécier, et il ne
peut qu'être indigné par un réalisme contraire à
ses conventions, réalisme que les acteurs, de toute façon,
ne savent pas jouer, empêtrés qu'ils sont par leurs propres
conventions de jeu.
André Antoine (10)et
le naturalisme.
L'exemple de la peinture impressionniste (principalement
Manet(11))
et un échec au conservatoire en 1878 fortifient la résolution
de cet employé du gaz qui dirige une compagnie d'amateurs, "Le
théâtre Libre", d'abandonner les contraintes officielles
qui pèsent sur le théâtre français de son époque,
c'est pourquoi on a pu associer le théâtre fibre au naturalisme,
dans la mesure où la représentation naturaliste se donnera
à voir comme une réalité (vrais quartiers de boeuf
dans le décor, par exemple) et non comme une transposition artistique
sur une scène, encore que, ce ne soit pas si simple.
Alphonse Daudet(12),
les Goncourt, Emile Zola confient leurs oeuvres à André
Antoine qui définit avec sa troupe des règles "d'interprétation
primesautière et vraie, imprégnées de réalité".
Ces règles introduisent la sobriété de l'expression:
ainsi le texte n'est plus "déclamé", mais dit,
on peut jouer de dos, le plateau est clairement séparé de
la salle par un "quatrième mur", qui isole les acteurs
qui jouent comme s'ils n'étaient pas vus. Le code social est bouleversé.
On commence à l'heure, on éteint les lumières dans
le théâtre pour éviter toute autre activité
sociale pendant la représentation. Le décor est extrêmement
précis et détaillé, composé de vrais objets.
On joue essentiellement des textes contemporains, ancrés dans la
réalité du moment, même la plus sordide : La Fille
Elisa. Mais le grand théoricien du naturalisme est le russe
Constantin Stanislavski(13).
Le Symbolisme
Rejetant eux aussi le théâtre "classique",
ou plutôt ce qu'il est devenu, les Symbolistes réagissent
à l'inverse des naturalistes, dont ils trouvent les recherches
infructueuses, au profit d'un renversement des valeurs qui reprend à
bon compte l'affirmation de Charles Baudelaire: "Le beau est toujours
bizarre." Le culte de l'artiste triomphant de singularité
est ainsi entretenu, et l'écriture est privilégiée
en tant que telle, aux dépens de la figuration concrète.
Le symbolisme traduit une quête d'idéal,
une soif "d'échappée vers des au-delà".
Le rôle de l'artiste est de mettre à jour le résultat
de ses incursions dans les régions inconnues du psychisme. La logique
du symbolisme est de supprimer la
scène, le corps de l'acteur, la matérialité du décor
au profit de l'immatérialité de la seule scène qui
vaille : celle de lâme et de l'esprit.
En France c'est
Lugné-Poe (14)qui,
en fondant le Théâtre de l'oeuvre en 1893, permettra
aux écrivains symbolistes d'être joués, dans des conditions
moins "abstraites" que celles préconisées par
les théoriciens du mouvement notamment Edward-Gordon
Craig(15)
qui insiste sur l'unité du
langage dramatique confié au seul régisseur qui transpose
en signes visuels ou sonores les virtualités du texte, et limite
le rôle de l'acteur à celui dune "super-marionnette",
simple signe parmi les signes, sans expressivité sociale ou psychologique.
En revanche Adolphe
Appia(16)
collaborateur de Wagner(17)
réinvente pour jouer ses opéras l'architecture théâtrale,
non seulement dans le rapport strictement frontal scène-salle,
mais dans l'implantation du plateau de sorte que le corps de l'acteur
soit déployé dans un décor où toutes les dimensions
sont utilisées de manière fonctionnelle et non plus figurative,
grâce à des praticables et des escaliers qui démultiplient
les volumes, dautant plus qu'ils sont mis en valeur par des éclairages
qui font jouer en "rythme" les corps des acteurs et les volumes de la
scène.
Parmi les écrivains révélés
par ce courant citons :
Maurice Maeterlinck(18)
Son oeuvre allie
le symbolisme baroque et le mystique de la nature et révèle
une philosophie pessimiste. Dans Ariane et Barbe-Bleue (1 899),
et Pelléas et Mélisande (1 892), ou La Mort de
Tintagiles (1894) mis en scène de manière magistrale
par Claude Régy(19)
en 1997), l'inconnu s'appelle souvent la Mort et s'abat sur des héros
ballottés par le tragique de l'incertitude, en proie aux peurs
sécrétées par leur inconscient.
Le style précieux de ses drames est masqué
par la musique des opéras. Les autres pièces de Maurice
Maeterlinck ont une importance dans le mouvement intellectuel,
qui tend à rendre palpable, au théâtre, la seule existence
de l'âme chez l'être humain.
Alfred Jarry(20)
Encore lycéen, il écrit une pièce
étonnante : Ubu Roi. Le symbolisme de cette pièce
se trouve dans les actions mécanisées et volontairement
déréglées, dans le but possible d'accuser l'odieux
des situations de violence que l'homme ordinaire traverse.
Le Futurisme
Il s'agit d'un mouvement universaliste fondé presque
conjointement en Italie et en Russie. Le futurisme considère l'art
(musique, danse, architecture, théâtre ... ) comme un moyen
parmi d'autres de promouvoir la naissance d'un homme nouveau face à
la morale, aux modes d'expression, et à la vision du monde totalement
révolutionnaire.
Le futurisme russe
C'est un mouvement artistique d'avant-garde apparu en
Russie dans les années 1910. Il touche aussi bien la peinture,
la littérature, la musique... que le théâtre, et il
se prolonge après la Révolution, devenant alors synonyme
d'art bolchevique. Rapidement, les Russes proclament leur originalité
et récusent tout modèle étranger. Dès 1910,
il comporte plusieurs tendances: "l'égofuturisme" représenté
par le poète Sévérianine, et le "cubofuturisme"
dont les frères Bourliouk, Khlebnikov et bientôt Maïakovski(21)
sont les porte-paroles provocateurs. Le Zaoum ou langage trans-mental
surgit dans les textes poétiques ou théâtraux de Kroutchonykh,
Maïakovski et surtout Khlebnikov.
Dans un premier temps, les textes dramatiques des futuristes
se libèrent mal du symbolisme: les premières pièces
de Khlebnikov et de Vladimir Maïakovski foisonnent
de symboles. Mais avec La Victoire sous le soleil de Kroutchonykh
et Khlebnikov, le théâtre s'affirme en 1913.
Des spectacles fondés sur la recherche d'une analogie
entre les formes plastiques et un texte analogique ou trans-mental, diffèrent
nettement des créations post-révolutionnaires de Maïakovski,
récupérant dans Mystère bouffe, l'esprit
du cirque au profit de l'agitation politique.
Cependant l'excentrisme, comme les recherches trop formelles,
se trouve condamné. Un certain esprit futuriste subsiste malgré
tout jusqu'en 1930 dans l'oeuvre de Maïakovski.
Le
Constructivisme
Il constitue une sorte de synthèse des principes
artistiques du futurisme exaltés par le contexte idéologique
de la période post-révolutionnaire en Russie. Il met en
valeur le jeu, le mouvement et les qualités plastiques du théâtre.
C'est l'élève "dissident" de Stanislavski, Vsevolod
Emilievitch Meyerhold qui en sera le théoricien fondamental
en mêlant aux préoccupations architecturales de la scène
constructiviste les principes de la biomécanique, dans le travail
de l'acteur, principes en total contradiction avec ceux du naturalisme
et en décalage avec ceux du symbolisme, même s'ils doivent
beaucoup aux conceptions rythmiques d'Appia.
Les préoccupations artistiques et techniques de
participation, de communication impliquent des réformes architecturales
de la scène (suppression de la rampe et du rideau) qui répondent
consciemment à un besoin de se soumettre à des exigences
spécifiquement dramatiques, et exaltent un sentiment de pureté
et d'austérité. Le décor est construit à partir
de matériaux "industriels" de manière à
construire une "machine" à la fois symbolique et dramatique
dont le corps "biomécanique" de Facteur est une des composantes
mise en valeur par l'importance considérable de la lumière
qui permet aussi de suppléer au manque de couleurs, et de créer
l'atmosphère, en produisant des effets d'ordre émotif
Lié aux préoccupations politiques révolutionnaires
de l'ère industrielle moderne, il retrouve paradoxalement quelques-unes
des caractéristiques du théâtre antique : ainsi comme
il implique de vastes auditoires, l'action se déroule à
l'extérieur ou dans de vastes édifices dont l'architecture
est souvent sphérique.
Le spectacle véritablement
fondateur de cette esthétique est la mise en scène de Le
Cocu Magnifique de Fernand Crommelynck(22)en
1922, à Moscou, par Meyerhold
Ce style influencera le cartel (Copeau(23))
et le théâtre d'image de Tadeusz Kantor(24)
Vsevolod Emilievitch Meyerhold, (1874-1942)
Metteur en scène russe d'origine allemande, il
débuta en 1898 au théâtre artistique de Moscou,
auprès de Stanislavski, dont il se sépara parce qu'il
ne partageait plus ses conceptions esthétiques (1902). Après
avoir dirigé son propre théâtre à Moscou (1904),
et s'être rapproché de pour la fondation du "studio
théâtre artistique" (1905), il collabore au théâtre
dramatique de la grande actrice Vera Kommissarjevskaïa
à Saint-Petersbourg (1906-1907). il devient alors metteur en
scène des théâtres impériaux (Théâtre
Alexandrinski) où il reste dix ans, et il monte des spectacles
fastueux, couronnés par La Mascarade de Lermontov (1917).
Après la Révolution d'octobre 1917, il
adhère au nouveau régime, et organise de grands spectacles
populaires. Il proclame en 1920 l'octobre théâtral ; il incarne
le nouveau théâtre révolutionnaire. Il donne, entre
1922 et 1927, ses meilleures réalisations où il affirme,
en prenant souvent de grandes libertés avec les textes, la prééminence
de la mise en scène, son "constructivisme" et sa conception
biomécanique de la vie scénique.
Son originalité se tourne finalement contre lui,
et l'importance du "formalisme" dans le son théâtre
ayant été officiellement désavouée, il dut
renoncer à certaines de ses recherches. Son théâtre
fut finalement dissous en janvier 1938, et il fut lui-même arrêté
en 1939. Les circonstances de sa mort sont mal connues.
Meyerhold présenta quelques uns de ses spectacles
à Paris, au théâtre Pigalle, puis au théâtre
Montparnasse. Parmi ses mises en scène, on relève:
Pelléas et Mélisande Maeterlinck.
Dom Juan Molière
Le Mystère bouffe Maïakovski
Le Cocu magnifique Crommelynck
Le Revizor Gogol(25)
Le Malheur d'avoir trop d'esprit Griboïedov(26)
La Forêt Ostrovski(27)
Notes
:
(1) Pour
approfondir les informations de ce chapitre on se référera
à Esthétique du théâtre moderne,
M.A. Charbonnier, Armand colin "synthèses lettres",
1998, (p 20-43: résumé pertinent), Le
théâtre dArt, J.F. Dusigne, éditions
théâtrales, 1997 ; et Histoire du théâtre
dessinée, A. Degaine, Nizet, 1992.
(2)
Denis Diderot 1713-1784. Ecrivain et philosophe français.
Son oeuvre s'élève contre tout esprit de système,
sa pensée ne s'appuie que sur l'expérience, et l'exposé
philosophique croise la création littéraire.
(3) Le
drame, genre théâtral comprenant des pièces
dont l'action, pathétique, est accompagnée d'éléments
réalistes, familiers voire burlesques -, par métonymie,
pièce appartenant à ce genre: drame romantique,
drame lyrique...
(4) Le
Vaudeville, comédie légère et riche en quiproquos
et rebondissements.
(5) Eugène
Labiche, 1815-1888. Dramaturge français. Maître du
vaudeville, il offre dans ses comédies une vision satirique
de la bourgeoisie.
(6)
Alexandre
Dumas fils, 1824-1895, dressa dans ses comédies un tableau
impitoyable de la société parisienne.
(7) Le
théâtre d'Emile Augier, 1820-1889, exalte les vertus
de la société bourgeoise.
(8) Emile
Zola, 1840-1902 influencé par le positivisme et la méthode
expérimentale de Claude Bernard, soumet la société
française à son analyse scientifique dans le cycle
romanesque des Rougon-Macquart (1871-1893).
(9) Guy
de Maupassant, 1850-1893. Son inspiration réaliste, privilégiant
l'évocation de la paysannerie normande et de la vie mondaine
l'imposa comme le maître de la nouvelle.
(10) André
Antoine, 1858-1943. Acteur et directeur du Théâtre
Français. Il fonda le Théâtre-libre (1 887)
qui prônait une esthétique naturaliste, et fit une
brûlante carrière puisqu'il est à deux reprises
directeur de l'Odéon, qu'il transforme selon son esthétique
propre, et toujours en accord avec son temps, il s'essaiera aussi
au cinéma.
(11) Edouard
Manet, 1832-1883, abolit les volumes, la perspective, les demi-teintes,
et utilisa des aplats de couleur franche pour délimiter
les formes. Lié aux impressionnistes, il annonce l'art
moderne.
(12) Alphonse
Daudet, 1840-1897. Romancier naturaliste, mêla fantaisie
et réalité. Dramaturge, il fut aussi un conteur
dont le petit peuple et la Provence furent les thèmes de
prédilection.
(13) Konstantin
Sergueïevitch Alekseïev, dit Stanislavski, 1863-1938.
Acteur et metteur en scène de théâtre russe.
Fondateur du Théâtre d'art de Moscou (1898), ami
de Tchekhov, pédagogue et théoricien, il met l'intériorisation
du jeu de l'acteur au centre de sa recherche, (Ma vie dans
l'art, 1925).
(14) Aurélien
Lugné-Poe, 1869-1940, Acteur et metteur en scène
qui popularisera Ibsen, Jarry, Strinberg.
(15) Edward-Gordon
Craig, 1872-1966, metteur en scène anglais anti réaliste
(16) Adolphe
Appia, 1862-1928, metteur en scène suisse.
(17) Richard
Wagner, 1813 -1863, compositeur et dramaturge allemand , auteur
dopéras célèbres, (Tanhauser,
Lohengrin, Parsifal), fit créer le théâtre
de Bayreuth pour les représenter.
(18) Maurice
Maeterlinck 1862-1949. Écrivain et dramaturge belge d'expression
française.
(19) Claude
Régy, né en 1923, Metteur en scène héritier
du symbolisme, découvreur de tout le théâtre
contemporain.
(20) Alfred
Jarry, 1873-1907. Ecrivain français, il créa le
père Ubu, et la pataphysique, "science des solutions imaginaires".
(21) Vladimir
Vladimirovitch Maïakovski, 1893-1930. Poète russe,
il soutient la révolution de 1917. Ses pièces traduisent
le malaise social grandissant.
(22)
Fernand Crommelynck
, 1886-1970, né à Paris dans une famille de comédien
est marqué par l'expressionisme allemand et révélé
par Le Cocu Magnifique en 1920, créé au Théâtre
de l'oeuvre par Lugné-Poe.
(23) Jacques
Copeau, 1879-1949. Ecrivain et homme de théâtre français
co-fondateur de La Nouvelle Revue Française, en
1909. Il créa la compagnie du Vieux-Colombier en 1913 et
y renouvela l'art de la mise en scène.
(24)
Tadeusz Kantor,
1915-1990, peintre et homme de théâtre polonais inventa
un nouveau langage théâtral dérivé
du constructivisme et du dadaïsme, avec La Classe Morte,
(1975) créée par sa troupe Le Théâtre
Cricot 2.
(25) Nikolaï
Vassilievitch Gogol, 1809-1852. Ecrivain russe, auteur de nombreuses
nouvelles, il exerça notamment avec Les Âmes mortes,
1842, récit au réalisme sombre, une influence
déterminante sur la littérature russe.
(26) Aleksandr
Sergueïevitch Griboïedov, 1795-1829.Auteur dramatique
russe, sa comédie satirique en vers, Le Malheur
d'avoir trop d'esprit (1822) est devenue un classique.
(27) Aleksandr
Nikolaïevitch Ostrovski, 1823-1886. Auteur dramatique russe,
précurseur du théâtre réaliste russe.
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